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Suggestions pour élever les enfants en Amérique du Nord

(ou d’autres « Démocraties »)

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Elever les enfants en Amérique ou bien n’importe quelle démocratie, rappelle l’importance de leur apprendre à se diriger tout seul. L’idée étant que l’enfant devrait savoir se gérer sans que nous ayons besoin de le leur apprendre. Or, un bon nombre de jeunes autour de l’âge de 18 ans agissent au hasard, n’ayant jamais appris à gérer leurs affaires pour eux-mêmes. Assez récemment, la star américaine Bill Cosby a abordé ce même besoin lors de l’un de ses discours.


D’après les statistiques fournies grâce au « National center for education statistics, Institute of education sciences, US Dept. of education »1, seulement 38% de ceux qui ont participé au vote présidentiel de 2000 n’avait pas de diplôme d’éducation secondaire ; cela se distingue nettement du 77% diplômé au niveau universitaire--quelques 3,8 millions de jeunes américains n’avaient pas de diplôme de lycée ou n’étaient pas inscrits dans un programme équivalent, soit 11,2% des 34,1 millions d’américains âgés entre 16 et 24 ans en 1999.


Selon Dr. Alan Seidman du « Center for the study of college student retention (CSCSR) », l’ancien "Collegeways", les élèves universitaires de première ou de deuxième année ayant choisi d’abandonner leurs études ont formé une tranche de 31,5% (première année) et 28,7% (deuxième année) pour les programmes de BA/BS2 (dérivé du « Act institutional data file 2002 »).

Et cependant, la plupart des familles se servent d’un système de « Praise And Punishment » (Louange et Punition). « Praise » (Louange) peut être aussi décourageant que « Punishment » (Punition) car les deux consistent, à la base, d’une évaluation extérieure. Ses impressions sur soi étant, bien sûr, beaucoup plus importantes.

A présent, parlons de quelques concepts tels que: « Point de Contrôle » , La Théorie de l’Apprentissage, les Techniques Régissantes du Comportement et « l’Economie Psychique ».



Point de contrôle


Il est possible de simplifier la tâche de définir le Point de Contrôle dans votre vie ou bien celle de votre enfant; d’ailleurs cela s’appelle la théorie de l’attribution ou bien3,4 (table after Weiner, 1980; Rotter’s Internal-External Locus of Control). A où accordons-nous la source de contrôle des évènements qui nous arrivent dans la vie ? Vient-elle d’une force à l’intérieur ou bien à l’extérieur de soi-même ? Le suivant est un modèle un peu simplifié :

Intrinsèque: Capacité Effort
Extrinsèque: Difficulté de tâche Chance

Une belle manière d’entreprendre cette sorte d’analyse est de sélectionner un échantillon de votre écrit ou celui de votre enfant ou de multiples exemples des énoncés oraux. Ensuite vous examinez les suites décrites dans ces représentants afin de déterminer si les résultats apportés proviennent : soit de la capacité de l’auteur, soit de son propre effort (caractéristiques particulières à une personne) ou bien de la Difficulté de tâche ou de la Chance (caractéristiques extrinsèques).


Mettons que votre enfant reçoit 20/20 pour sa performance sur une épreuve écrite. Il / Elle pourrait réagir en disant : « Et oui ! C’est mérité :



Bien que l’on doive reconnaître l’importance de Difficulté de tâche et de Chance, on ne peut manager que Capacité et Effort. Accessoirement, l’humeur (la santé émotionnelle qui se définit dans le long terme) détermine ce qui nous arrivera dans la vie. Réfléchir peut empêcher de s’endormir car les pensées sont éphémères et changent du moment à l’autre.



« Punishment » (Punition) est une très, très mauvaise chose. Et pourtant, il existe une technique similaire qui est beaucoup plus efficace, le Renforcement Négatif, surtout lors qu’il est accompagné par le Renforcement Positif. Ainsi :



Quelques problèmes avec la Punition :


  1. On parle souvent non de ce que l’on veut, mais de ce que l’on ne veut pas. « Arrête ! », « Ca suffit ! », « Laisse-le tranquille ! », « Ne fais pas ça ! » On ne dit pas ce que l’on veut que l’enfant fasse.
  2. La punition ne fait que de réprimer le comportement non désiré. Tant que vous soyez présent(e) pour le punir, ce comportement ne se reproduira pas. Mais si l’on fait dos à l’enfant ou si l’on est absent, le comportement recommencera avec d’autant plus de force.
  3. Souvent la Punition punit le punisseur. Il se peut que vous attendiez avec impatience l’occasion de contenter votre enfant mais ceci n’est plus possible car, à présent, vous le punissez. Il faut également l’entendre quand il s’en plaindra.
  4. La Punition ne suspend un comportement que dans la mesure où celui-ci est vraiment sévère. Autrement, la punition peut vous apporter des conséquences extrêmement désagréables : le mal (psychique ou physique) que la punition excessive peut occasionner (pour vous ou pour votre enfant) ou bien même une plainte à un organisme chargé de la protection des enfants.
  5. On a souvent tendance à punir les comportements désirés autant que ceux qui ne le sont pas. « Attends que j’arrive à la maison, je te punirai grave ! » Entre temps, l’enfant sera puni bien qu’il ne fasse rien de mauvais.
  6. La Punition évoque l’instinct « fight or flight » (combat ou fuite) qui est inné. Ou les enfants punis vont se retirer de la situation entièrement (ceci s’appelle « learned helplessness », ses symptômes sont l’anxiété ou le déprime) ou ils réagiront violemment (cela : l’attaque). Dans le cas de l’attaque, elle pourrait prendre une caractéristique « passive aggressive » (ce comportement ne se caractérise pas pour autant de ce que l’on fait, mais de ce que l’on ne fait pas--oublier, incapacité d’aboutir à une fin raisonnable, offre des informations partielles, remettre pour plus tard ce que l’on devrait faire à présent…) Ou l’attaque peut être plutôt l’agression ouverte--voler, mentir, fuir la maison, se droguer, et cetera.
  7. Finalement, la Punition fait que le contrôle de l’enfant provient d’une source extérieure, il n’apprend jamais à se manager lui-même.

Alors comment pourrais-je éviter de punir mon enfant?


Théories d’apprentissage et management de comportement


En offrant à votre enfant quelque chose qu’il désire, vous lui donnez du Renforcement Positif. En le lui enlevant, vous le punissez. Si vous lui offrez quelque chose de non désirable (admonestation physique ou verbale), ceci rappelle encore la punition. Mais si vous lui enlevez cette chose peu désirable, ceci s’appelle le Renforcement Négatif. (Je vous expliquerai plus tard).


Le Renforcement, que ce soit positif ou négatif, hausse la potentialité d’une réaction.


La Punition atténue cette potentialité de provoquer une réaction, tout en portant en elle les conséquences mentionnées ci-dessus.


Supposons que votre enfant devrait apporter ces vêtements salis à côté du lave-linge quotidiennement. Tous les jours il ne le fait pas. Jour après jour, cela engendre en vous un sentiment de plus en plus fort, d’ailleurs cette émotion vous annonce quelque chose que j’élaborerai plus tard... Un mercredi, vous en avez votre partie en voyant ses habits salis restant par terre au point où vous insistez qu’il s’isole pendant une bonne demi-heure. Cela s’appelle la Punition.


Si, au lieu de faire cela, vous lui dites : « On est mercredi et je vois que tes vêtements salis sont toujours par terre où ils sont depuis dimanche. Tu vas aller te séquestrer dans ta chambre jusqu’à ce que tu puisses me dire où on s’est mis d’accord pour les mettre et puis ton plan pour les y mettre maintenant pour que, dans le futur, je n’aie plus besoin de te le rappeler comme ça. » Ceci s’appellerait le Renforcement Négatif. Ainsi l’enfant qui souhaite de revenir jouer avec ses amis ne doit pas regarder le temps passant (où il aurait dû s’isoler) mais il doit plutôt agir de sa propre volonté, c’est-à-dire l’aboutissement de la sanction dépend d’une altération à son comportement entreprise par lui-même et non pas d’une source extrinsèque.


Un deuxième exemple de Punition versus Renforcement Négatif est relevé de l’exemple de l’enfant gâté. Vous avez acheté ce qu’il vous a demandé, ce qu’il a voulu et il ne peut pas en avoir assez. L’enfant est malheureux et vous n’arrivez pas à lui rendre heureux.


Un exemple de Punition se trouve dans l’énoncé suivant: « J’en ai assez de ton comportement. Vas dans ta chambre jusqu’à ce que je te demande de revenir ! »


Un exemple de Renforcement Négatif serait de dire : « J’en ai assez de ton comportement. Vas dans ta chambre jusqu’à ce que tu puisses revenir pour enfin dire quelque chose de positif. » Ainsi encore la fin de sa sanction n’est pas déterminée arbitrairement par vous, mais plutôt par la volonté de l’enfant.


On pourrait analyser ces interventions de la manière suivante5:


Agréable Désagréable
Offrir Renforcement Positif Punition
Enlever Punition Renforcement Négatif

Si l’on me permet de me servir de la conceptualisation de Dinkmeyer et McKay (Systematic Training for Effective Parenting : STEP Parenting program)6, le tableau suivant peut vous en être utile car, en examinant vos propres émotions, vous pourrez l’utiliser afin de déterminer la nature de la relation entre vous et votre enfant.


Si vous sentez: Le but de votre enfant est: L’enfant sent:
Enervé Attention Enervé ; il se sent ignoré
Vexé Contrôle Vexé, s’étant aperçu qu’il a perdu le contrôle de la situation
Blessé Vengeance Blessé
Déçu, Découragé, Perdu Que vous baissiez vos expectations Déçu, Découragé, Perdu

Economie psychique


Donald Schafer, M.D., psychiatre (et retraité de l’armée de la mer américaine) avec qui j’ai travaillé à Memphis pendant plusieurs années, a toujours stressé l’importance de cette idée.7 Votre esprit est capable d’ingérer, de retenir et de disséquer une quantité limitée d’informations.


Votre esprit est capable d’ingérer, de retenir et de disséquer une quantité limitée d’informations. Votre « psyché » consiste en la totalité de votre « schéma phénoménologique » (ressources personnelles ; une combinaison de votre personnalité, votre intelligence, la nature de votre famille, les circonstances de votre vie, et vos expériences).


Puisque la totalité de votre psyché est fort limitée, il existe plusieurs organismes sociaux qui ont pour but d’aider les individus à manager leurs vies. Parmi ces derniers on pourrait citer le Gouvernement, la Famille, la Religion, l’Education, l’Economie (le travail), la Langue (la lecture, par exemple), les Arts, les Loisirs et la Sécurité Sociale. On devrait regarder à quel point on fait partie de ces organismes aussi bien qu’à quel point souhaite en faire partie. Il vaut mieux éviter les situations où il existe plus de chances qui vous perdrez, sauvez ce qui restera de votre psyché pour vous entretenir, vous et vos chers.


En somme


Arrêtez votre enfant lorsqu’il est en train de faire quelque chose de bien et puis lui demandez comment il se sent à propos de son action. Quand il aura affirmé que son acte lui a donné un sentiment positif, vous pourrez alors rajouter votre approbation. Cela va renforcer la qualité indépendante de son émotion ; il l’aura achevé pour lui-même sans avoir besoin d’une influence extrinsèque. Il saura aussi qu’il est capable de faire la même chose pour les autres.


Sentir une émotion pareille à celle éprouvée par l’autrui (tel que votre enfant) s’appelle l’empathie (et non pas la sympathie).


Renseignez votre enfant sur ce qu’il devrait faire autant que sur ce qu’il ne devrait pas faire.


Demandez à votre enfant ce qu’il a fait et non pas pourquoi il l’a fait. Ceci aura pour effet de clarifier votre communication. La plupart du temps, la réponse que vous recevrez de votre questionnement sur le pourquoi de ses actions consistera de « Je ne sais pas ». Le raisonnement ici est évident : en effet l’enfant ne sait pas !


« Qu’est-ce que tu as fait ? » « Je n’ai pas mis mes vêtements salis où j’aurais dû les mettre. » Ensuite, comme je l’ai décrit auparavant, vous répondez : « On est mercredi et je vois que tes vêtements salis sont toujours par terre où ils sont depuis dimanche. Tu vas aller te séquestrer dans ta chambre jusqu’à ce que tu puisses me dire où on s’est mis d’accord pour les mettre et puis ton plan pour les y mettre maintenant. Comme ça on n’aura plus à te le rappeler chaque fois ! »


Faites de votre mieux de respecter votre enfant. Ainsi il vous respectera à son tour.


On espère que ces techniques vous seront utiles et donc on vous encourage de sauvegarder le contenu de ce site comme un document Word. Imprimez-le et partagez-le si vous voulez. Les groupes adressant les questions de parentage comme celles abordées dans ce document existent partout aux USA. Veuillez consulter votre bibliothèque locale ou bien l’organisme de gouvernement local responsable. Si vous êtes à Memphis, veuillez contacter LINC (901.725.8895).




Merci à Christophe Stewart pour sa traduction.



Bibliographie :

  1. National Center for Education Statistics, http://nces.ed.gov/pubs2001/dropout/ExecSumm2.asp
  2. Seidman, Alan. The Center for the Study of College Student Retention (CSCSR),
    http://www.cscsr.org/docs/RetentionFormula2004a_files/frame.html
  3. Rotter, Julian. (1966). Generalized expectancies for internal versus external control of reinforcements, Psychological Monographs, 80, Whole No. 609.
  4. Weiner, B. (1980). The Role of Affect in Rational (Attributional) Approaches to Human Motivation. Educational Researcher,9, 4-11.
  5. Lefrancois, Guy R. (1983). Of Children, Fourth Edition. Belmont, California: Wadsworth Publishing., p. 101.
  6. Dinkmeyer, Don Sr., McKay, Gary, D., and Dinkmeyer, Don Jr. (1997). The Parent's Handbook: Systematic Training for Effective Parenting (STEP). Atascadero, Ca: Impact Publishers, Inc.
  7. Schaffer, Donald (1995). Personal Communication.

Last modified July 31, 2011.